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18 juin 2010

L’intrépidité du promeneur solitaire sur une digue « corsaire » battue deux fois par jour par les flots ne peut qu’être mal récompensée.

Arrêt Consorts C. n° 09NT02824 du 3 juin 2010

 

 

 

« Qui va piano, va sano et va lontano (…) » (qui va doucement, va sainement et va loin…), chacun connaît ce dicton de la sagesse populaire italienne. C’est parce qu’il ne s’en est pas souvenu que la promenade effectuée par M. Claude C. à l’été 2006 sur la digue dénommée « cale de Rochebonne » à Saint-Malo s’est achevée dramatiquement. Et c’est aussi pour ce motif que la Cour administrative d’Appel de Nantes rejette sa requête. L’obligation de la commune de Saint Malo de l’indemniser ne pouvait en l’espèce, être regardée comme sérieuse. La digue était recouverte deux fois par jour par les flots, de sorte que seules l’intrépidité de l’usager à arpenter la cale oublieux des dangers de la mer et sa faute d’inattention peuvent être regardées comme étant à l’origine de sa chute, et cela alors même que la signalisation des risques de chute était peu visible.

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